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Josiane Balasko I Source : Getty Images
Josiane Balasko I Source : Getty Images

Josiane Balasko se confie sur ses passions étranges et son « mauvais goût » assumé

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22 janv. 2026
22:19

À 75 ans, Josiane Balasko prouve que le charme des stars passe aussi par leurs passions les plus improbables. L’actrice assume avec humour son goût pour le kitsch et les loisirs insolites.

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On les imagine volontiers irréprochables, figées dans une perfection de papier glacé, occupées à philosopher sur le monde entre deux tapis rouges et trois séances photo. Pourtant, il arrive que les célébrités laissent tomber l’armure du glamour pour révéler des inclinations bien plus singulières. Des passions parfois inutiles, souvent excessives, toujours délicieusement inattendues. Et c’est précisément là que réside leur charme : dans cette part d’absurde qui les rend, soudain, infiniment humaines.

Dernière à s’être prêtée à l’exercice de la confession réjouissante : Josiane Balasko, invitée récemment sur le plateau de Quelle époque ! face à Léa Salamé. En quelques phrases, l’actrice et réalisatrice a offert un manifeste involontaire en faveur du mauvais goût, du jeu compulsif et de l’art de s’adonner à ce qui ne sert à rien — donc à l’essentiel.

Josiane Balasko assiste à la première de « La Pièce rapportée » à l'UGC Cine Cité des Halles le 30 novembre 2021 à Paris, en France I Source : Getty Images

Josiane Balasko assiste à la première de « La Pièce rapportée » à l'UGC Cine Cité des Halles le 30 novembre 2021 à Paris, en France I Source : Getty Images

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Josiane Balasko, stratège nocturne et impératrice du pixel

À 75 ans, Josiane Balasko ne donne aucune leçon de sagesse convenue. Elle préfère raconter, avec un aplomb réjouissant, son amour immodéré pour les jeux vidéo. Pas ces divertissements rapides destinés à tuer l’ennui, non. Elle parle de longues nuits blanches, de constructions patientes, d’empires virtuels érigés à la force de la concentration et de l’acharnement. Une discipline presque militaire.

« J’ai été accro », confie-t-elle simplement, sans honte ni détour. Le mot est lâché, assumé, alors qu’on lui montrait une cassette du jeu Age of Empires. Et l’addiction était telle que le jeu a fini sa course… à la poubelle. Deux fois. Avant d’être racheté aussitôt. Comme toute véritable dépendance digne de ce nom, l’abstinence n’aura été qu’un intermède.

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Loin de renier cette part d’elle-même, Josiane Balasko en rit encore aujourd’hui. Elle reconnaît continuer à jouer, à perdre du temps, à s’adonner à ce qu’elle appelle elle-même « des conneries ». Une phrase prononcée avec cette lucidité désarmante qui la caractérise. Comme si elle rappelait, mine de rien, que le temps perdu avec plaisir n’est jamais tout à fait perdu.

Le mauvais goût, ou l’art de l’accumulation heureuse

Mais les pixels ne sont qu’une facette de cet univers joyeusement bancal. Sur le plateau, une statuette attire l’œil : un chien en céramique, un brin douteux, délicieusement kitsch. Balasko le désigne avec fierté : « C’est une de mes collections de mauvais goût. »

L'actrice Josiane Balasko assiste au photocall du film « L'esprit de Famille » lors du 12e Festival du film francophone d'Angoulême : quatrième jour, le 23 août 2019 à Angoulême, en France I Source : Getty Images

L'actrice Josiane Balasko assiste au photocall du film « L'esprit de Famille » lors du 12e Festival du film francophone d'Angoulême : quatrième jour, le 23 août 2019 à Angoulême, en France I Source : Getty Images

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Chez elle, le mauvais goût n’est ni un accident ni une faute. C’est une ligne esthétique revendiquée. Chiens en faïence, lampes de Vallauris, poupées Barbie, bibelots improbables : autant d’objets que d’autres dissimuleraient au fond d’un placard, mais qu’elle expose comme on afficherait un manifeste artistique.

Sa théorie est imparable : « Le mauvais goût n’est valable que s’il est accumulé. » Autrement dit, le kitsch isolé est une erreur ; le kitsch en quantité devient une œuvre. Chez Josiane Balasko, l’excès transforme l’absurde en style, le ridicule en signature. Et, contre toute attente, cela frôle parfois l’élégance.

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Ces célébrités qui chérissent l’étrangeté

Josiane Balasko n’est évidemment pas seule à cultiver ces jardins secrets un peu décalés. Derrière les sourires maîtrisés et les discours calibrés, nombre de stars nourrissent des passions que rien ne prédestinait à la lumière.

Prenez Angelina Jolie. On pourrait croire que ses rôles les plus sombres restent confinés à l’écran. Pourtant, l’actrice entretient depuis des années une fascination très concrète pour les poignards. Elle les collectionne, les manipule, les connaît.

Angelina Jolie assiste à la cérémonie « Eddington » sur le tapis rouge du 78e Festival annuel du film de Cannes au Palais des Festivals, le 16 mai 2025 à Cannes, en France I Source : Getty Images

Angelina Jolie assiste à la cérémonie « Eddington » sur le tapis rouge du 78e Festival annuel du film de Cannes au Palais des Festivals, le 16 mai 2025 à Cannes, en France I Source : Getty Images

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Ces objets, loin d’être de simples curiosités décoratives, témoignent d’un rapport presque physique à la lame. Une passion raffinée, légèrement inquiétante, qui rappelle que sous l’icône humanitaire sommeille une héroïne de tragédie, toujours prête à dégainer — au moins symboliquement.

À l’autre bout du spectre, Paris Hilton continue de déjouer toutes les attentes. On l’imagine reine du luxe, prisonnière volontaire de strass et de sacs griffés. Mais loin des flashs, l’héritière se passionne pour une activité d’un autre âge : la pêche aux grenouilles.

Paris Hilton assiste à la première mondiale de « Infinite Icon: A Visual Memoir » à l'AMC The Grove 14, le 20 janvier 2026 à Los Angeles, en Californie I Source : Getty Images

Paris Hilton assiste à la première mondiale de « Infinite Icon: A Visual Memoir » à l'AMC The Grove 14, le 20 janvier 2026 à Los Angeles, en Californie I Source : Getty Images

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Oui, des grenouilles, véritables, glissantes, bruyantes. Difficile de savoir où elle pratique cet art champêtre depuis son immense propriété de Beverly Hills, mais avec un domaine aussi vaste, on suppose qu’il reste un coin de nature où les bottes en caoutchouc remplacent les talons aiguilles.

Le luxe suprême : aimer ce qui ne sert à rien

Ces passions improbables disent quelque chose de précieux. À l’heure où tout est optimisé, rentable, monétisé, voir des célébrités assumer leur amour pour l’inutile agit comme une respiration. Elles rappellent que la réussite n’efface ni les manies, ni les excès, ni le besoin enfantin de collectionner, de jouer, d’accumuler.

En cela, Josiane Balasko touche juste. Elle ne cherche ni à séduire ni à s’excuser. Elle joue, elle collectionne, elle assume. Et si le mauvais goût, comme elle le dit, n’est valable que lorsqu’il est accumulé, alors ces passions étranges forment peut-être la plus belle collection de toutes : celle de la liberté d’être soi, envers et contre le bon goût.

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