Toulouse - Colomiers: des enfants d'école primaire se sont attaqués à une enseignante

Toulouse - Colomiers : quand les élèves de primaire frappent leurs enseignants.

France Bleu nous parle de Toulouse où il y a eu plusieurs cas d'enseignants agressés ces dernières semaines par des élèves de CM1 ou CM2 dans des écoles élémentaires. Le phénomène reste rare, mais il existe et pose question.

L'incident s'est produit à Colomiers, près de Toulouse et une affiche verte est désormais posée sur le tableau d'affichage devant l'école élémentaire Jules Ferry qui se trouve dans lequartier du Val d'Aran.

On peut y lire: "Un incident grave s'est produit à l'école Jules Ferry" ainsi que la description très choquante de l'incident en question. En effet, le 19 mars dernier, une enseignante a été agressée au cours de la récréation.

"Elle était en train de reprendre un élève, et deux autres élèves sont venus soit disant pour défendre leur camarade. Ils ont tous les trois frappé la maîtresse. Des coups de poing dans le dos, le torse. C'est inimaginable", a déclaré Florence Ouhamane qui fait partie du conseil des parents d'élèves.

La police a été contactée et les agents ont été chargés de ramener les élèves incriminés chez eux. L'institutrice quant à elle a été extrêmement choquée par l'incident et a été arrêtée pendant une semaine. Elle a aussi porté plainte.

"On savait qu'il y avait une petite montée de violence dans l'école et un climat scolaire assez dégradé, mais on ne pensait pas en arriver là, voir des enfants de 9-10 ans frapper une enseignante," a déclaré Cécile Mathias, la représentante des parents d'élèves.

L'Éducation Nationale est tout de suite venue en aide à l'école et à ses enseignants afin de mettre en place un suivi des enfants en question.

"Dans des cas comme celui-là, nous sommes à la recherche de solutions avec les parents et nous rappelons aux parents par écrit leurs obligations éducatives" explique Elisabeth Laporte, la nouvelle directrice académique des services de l'Éducation Nationale de la Haute-Garonne. 

Malheureusement, il est difficile de réagir à ce genre de situations puisque les élèves ne peuvent pas facilement être exclus. Il arrive cependant qu'on les fasse changer d'écoles. Dans les cas les plus extrêmes, le procureur peut même être impliqué.

Une enseignante qui a tenu a rester anonyme a elle aussi été victime d'un incident similaire il y a queques mois dans le quartier Borderouge de Toulouse. 

"Cela se voit de plus en plus souvent, car on a des classes de plus en plus chargées, des écoles de plus en plus grosses et un ralentissement de la prise en compte des dossiers pour ces enfants-là dans des structures spécialisées ou tout simplement pour des aides qui se déplacent sur l'école," a-t-elle déclaré.

Cependant, pour de nombreuses personnes, ces problèmes sont liés à la surpopulation dans les écoles.  Florence Ouhamane a déclaré être très "en colère contre l'Education Nationale qui met des moyens insuffisants dans les écoles et contre la mairie de Colomiers qui fait des groupes scolaires énormes".

Pour elle, "on ne règle pas les problèmes de la même manière dans une école de 400 élèves et dans une école de 150 enfants". 

Et Mathilde Soeur, une parent d'élève de l'école Jean Zay de Toulouse-Borderouge est du même avis: "On a constaté clairement que l'augmentation d'élèves dans l'école avait eu un impact direct sur les comportements de violence. On se bat au niveau du quartier Borderouge pour faire en sorte que les groupes scolaires soient de taille plus réduite". 

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