Mort d'Anne Bert, euthanasiée à sa demande: la raison derrière son envie de mourir

Il y a un peu moins d'un an, Anne Bert était euthanasiée comme elle l'avait demandé.

Le Figaro nous parle d'Anne Bert. La célèbre écrivaine était malheureusement atteinte d'une maladie dégénérative incurable et elle s'est battue pour que le droit de mettre fin à ses jours par euthanasie soit reconnu en France. 

C'est à l'âge de 59 ans qu'Anne Bert a été euthanasiée dans un hôpital belge. "Comme elle l'avait souhaité" d'après les mots de sa fille. 

En effet, l'écrivaine voulait que la France autorise les personnes souhaitant mourir à voir recours à l'euthanasie et en janvier dernier elle avait directement sollicité les candidats à la présidence sur ce sujet épineux.

Elle a aussi écrit un livre intitulé "Le tout dernier été" qui revient en détails et avec honnêteté sur le combat qu'elle a dû mener pour mettre fin à sa vie selon ses termes.

C'est le 2 octobre 2017 aux alentours de 9h00 du matin qu'elle a poussé son dernier souffle. Elle souffrait d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) plus connue sous le nom de maladie de Charcot. Cette maladie entraîne une paralysie progressive des muscles. Anne avait comparé cela à être emmurée progressivement.

Dans son livre, elle parle de manière très honnête et s'insurge contre les "conservateurs qui affirment que la vie doit être vécue jusqu'au bout de l'enfer".  

En effet, il n'existait absolument aucun traitement pour la maladie dont elle était malheureusement atteinte et souhaitait mourir. Mais en France, seule les malades en phase terminale peuvent avoir recours à une "sédation profonde et continue" jusqu'à la mort.

Et pour Anne Bert, cette loi "répond plus aux préoccupations des médecins qu'aux droits des patients qui souhaitent ne pas aller au terme de leur maladie incurable ou accepter d'insupportables souffrances". 

"Endormir un malade pour le laisser mourir de faim et de soif est-il réellement plus respectueux de la vie que d'y mettre fin par l'administration d'un produit létal?" avait-elle ajouté dans une lettre ouverte adressée aux candidats de la campagne présidentielle.

L'écrivaine avait été obligée de se rendre en Belgique pour pouvoir mourir selon ses termes, "avant d'être torturée" comme elle le disait dans son livre.

L'euthanasie est un sujet très sensible en France alors que dans d'autres pays, cette pratique est légale comme par exemple aux Pays-Bas.

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