Le bébé élevé dans le coffre de la voiture: les premiers mots poignants de la mère de Séréna

Le procès de Rosa Maria Da Cruz qui comparaît devant la cour d'assises de Tulle, en Corrèze, dans l’affaire du "bébé du coffre" s’est ouvert ce lundi 12 novembre.

Dès le premier jour du procès, la cour s'est confrontée aux ambiguïtés de la personnalité de l'accusée.

Rosa Maria Da Cruz, 45 ans, a été arrêtée le 25 octobre 2013. Ce jour-là, les garagistes de Terrasson-Lavilledieu en Dordogne découvrent un bébé dans le coffre de sa Peugeot 307.

Sans décrire d’autres détails des conditions horribles dans lesquelles la petite fille était élevée, on constate à l’époque que deux ans après sa naissance celle-ci avait le développement physique et mentale d'un bébé de 7 mois.

Selon le témoignage du professeur Jean-Louis Demarquez, pédiatre qui a examiné Séréna dans le cadre de trois expertises, malgré sa nouvelle vie dans une famille d'accueil, la petite fille souffrirait des "troubles autistiques irréversibles".

A la barre du tribunal, la mère de famille qui avait caché son bébé aux yeux de tous pendant deux ans, s'occupant en parallèle de ses trois autres enfants, fait des confidences sur sa vie et affirme avoir eu une vie heureuse jusqu’à la naissance de son quatrième enfant :

"j’ai rencontré le papa de mes enfants. Notre vie de couple était normale, on était heureux". "Vous parlez de quelle période ?" l'interrompt le président à dessein. "Jusqu'à ce que Séréna soit découverte", parvient-il à lui faire dire.

Celle qui encourt une peine de 20 ans de prison pour maltraitance d’enfant se dit s'être "enfermée dans le mensonge": "Le jour de l'accouchement, je n'ai rien dit à personne, le lendemain non plus, le troisième jour non plus et ainsi de suite et ainsi de suite et ainsi de suite." a-t-elle confié avant d’avoir un mot pour sa fille Séréna qui aura 7 ans le 24 novembre prochain :

"Je regrette énormément le mal que j’ai fait à Séréna, je le regrette".

Ce ne serait pas le premier déni de grossesse de l’accusée : "G., je l’ai désiré, A. est né sur un déni de grossesse que j’ai accepté et E. est née sur un déni partiel. Je m’en suis rendu compte tard, mais j’ai accepté avec beaucoup d’amour ces trois enfants." avoue Rosa Maria Da Cruz essayant de cacher son visage à la barre.

Pour Claude Halmos, psychanalyste et chroniqueuse sur FranceInfo, "Un déni de grossesse est toujours lié à des choses très profondes". Dans les jours à venir la cour d'assises de la Corrèze tentera de creuser et démêler les fils en réentendant la voix ténue de Rosa-Maria Da Cruz.

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