La Mère Denis : le 30e anniversaire de la mort de la vedette publicitaire préférée des Français

Dans les années 70, une vieille femme est devenue la vedette des publicités françaises. Trentes ans après le départ de La Mère Denis, les français se souviennent toujours d'elle.

En 1972, le publicitaire Pierre Batton avait découvert La Mère Denis, une pauvre lavandière de 79 ans. L'homme a été attiré par l'image de la vieille dame, et lui avait proposée de figurer dans la publicité de la machine à laver Vedette.

Au début de l'année 1989, le visage de la vieille Bretonne s'affichait dans les Unes des journaux français, et seulement en deux semaines, plus de 75% des français la connaissent.

Son accent rustique et son expression " ça, c'est vrai ça!" ont été immortalisés.

UN INCROYABLE PARCOURS

De son vrai nom Jeanne-Marie Le Calvé, La Mère Denis est née à Neulliac, dans une petite commune morbihannaise, le 9 novembre 1893.

La Bretonne était la cadette de deux pauvres paysans, parents de six enfants. À l'âge de 6 ans, le père de Jeanne-Marie l'avait envoyée dans une ferme pour garder des vaches et faire les tâches ménagères.

À 17 ans, elle quitte la Bretagne pour la Normandie en suivant Yves-Marie Denis, qu'elle venait d'épouser. Son mari était cantonnier d'entretien dans une compagnie de chemins de fer.

Elle y a trouvé un emploi en tant que garde-barrière auprès de son époux.

En 1939, elle quitte son mari, et cinq ans après elle quitte le poste qu'elle occupait aux chemins de fer. Après sa démission, elle s'est installée à Manche, où elle travaillait comme lavandière. Elle y gagnait un salaire précaire qui lui permettait à peine de subsister.

Et c'était en 1972 que sa vie a changé. Elle est devenue une image emblématique de l'écran.

Le 17 janvier 1987, elle a rendu son dernier souffre à l'âge de 95 ans. Son décès était même annoncé dans les journaux télévisés.

UNE INSPIRATION POUR LES DÉFENSEURS DE DROITS DE L'HOMME

Trente ans jour pour jour que La Mère Denis a disparu, mais pour ce jour du 17 janvier 2019, les Français se souviennent toujours d'elle, et lui rendent hommage.

Une femme qui gagnait sa vie à laver des linges, devenue égérie d'une marque de lave-linge. Dans toute son authenticité, La Mère Denis représentait à elle seule l'humanité, la simplicité et surtout l'écologie. On la voyait même comme une écologue avant l'heure.

"Quand j’étais petite on m’a appris qu’il ne fallait gaspiller ni l’eau, ni la lessive, ni l’électricité"

explique Mère Denis.

Les défenseurs des droits se soucient actuellement de la dématérialisation des services publics. De nos jours l'Etat tend à remplacer les ressources humaines par des matériels modernes tels qu'Internet et des formulaires en ligne.

Les personnes en difficulté comme Mère Denis sont en danger car elles risquent le chômage. Pour Toubon, un défenseur de droits de l'homme, il faut que la loi garantisse la sûreté des personnes pauvres ou moyens.

"Un tiers des Français s’estime peu ou pas compétent pour utiliser Internet et un ordinateur. (...) que la loi garantisse aux usagers un moyen classique de faire leurs démarches. De l’humanité, de la proximité, ça, c’est très mère Denis."

explique le défenseur de droits de l'homme.

BÊTISIER HILARANT D'UNE PUBLICITÉ

Jack et Sonja ont participé à une publicité pour Dysart's, un restaurant originaire du Maine en 2012.

Source: YouTube/Sutherland Weston Marketing Communications

Source: YouTube/Sutherland Weston Marketing Communications

Marié depuis 57 ans, le couple a passé un moment hilarant en regardant leurs interprétations ratées pendant le tournage.