L'incendie meurtrier à Paris : la suspecte mise en garde à vue, a subit des examens psychiatriques

Une tragédie s’est déroulée à Paris dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 février. Un incendie violent a fait, dans le XVIe arrondissement de Paris, 10 morts et plus d'une trentaine de blessés au 17 rue Erlanger. Les témoignages des rescapés sont délivrés dans cette vidéo, publié en direct par LCI.

Depuis 14 ans, c'est sûrement l'un des incendies les plus graves et meurtriers survenus dans la capitale. Il était environ une heure du matin quand des habitants ont aperçu un immeuble du 16e arrondissement en feu. Les témoins et les survivants ont décrit des flammes de 15 m de haut.

Il semblerait que l’origine de ce drame était une femme et que ce n'était pas accidentel. Cette dernière a été convoquée, mise en examen et incarcérée. Après les enquêtes, il semblerait que cette femme soit atteinte de maladies mentaux et qu'elle ait été internée plusieurs fois dans des hôpitaux psychiatriques.

Comme l’incendie s’est déclaré en pleine nuit, tous les résidents étaient probablement en plein sommeil. Un brasier d’une violence particulière a commencé, l’immeuble s'est vite transformé en piège pour certains habitants. 

« Je suis allée chez une voisine. De chez elle, on voyait lesflammes on entendait les cris »,

a raconté Claudine, une habitante du 19 rue Erlanger, juste à côté de l’immeuble entièrement rongé par les flammes.

Malheureusement, le feu a consumé plusieurs vies. 10 personnes ont péri durant la tragédie et 36 ont été grièvement blessés. Les rescapés se sentaient chanceux d’être sauvés.

L’ORIGINE DE L’INCENDIE, UNE PYROMANE OU UNE DÉSÉQUILIBRÉE

L’origine de l’incendie venait d’une femme déséquilibrée. Elle a été soupçonnée d’avoir provoqué l’incendie volontairement. D’après les investigations, elle venait de sortir de l'hôpital psychiatrique de Sainte Anne à Paris. La nuit de la tragédie, elle a causé des bruits lorsqu'un voisin a décidé se plaindre en alertant la police.

Après le départ des forces de l’ordre, dans le hall, la femme a menacé ce voisin qui était un pompier.

« Regarde-moi droit dans les yeux. Toi qui aimes les flammes, ça va te faire tout drôle quand ça va exploser »,

Selon le récit du voisin aux enquêteurs.

Puis peu après 0 h 30, le feu a été déclenché dans l’immeuble. Au même moment, la suspecte était arrêtée ivre alors qu’elle tentait de mettre le feu à une voiture, dans une rue voisine.

UN ACTE CRIMINEL ET MISE EN DÉTENTION

Essia B était l’unique suspecte de cette sinistre tragédie. Après avoir été arrêtée, la suspecte a été présentée devant un juge d’instruction puis mise en examen vendredi dernier, dans le cadre d'une information sommaire ouverte pour "destruction par incendie de nature à créer un danger pour les personnes" et "destruction par incendie ayant entraîné la mort" a précisé le parquet de Paris.

Elle a finalement été placée en détention provisoire. Lors de son premier interrogatoire, elle avait nié avoir commis les faits.

À la suite de l’enquête, elle a été sortie de garde à vue afin d’être examinée à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police.

“À l'issue de l'examen réalisé à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, la principale suspecte mise en cause n'a pas été hospitalisée. Elle a été prise en charge par les enquêteurs du 1er DPJ et sa garde à vue va se poursuivre”,

indique à LCI le parquet de Paris.

SES ANTÉCÉDENTS JUDICIAIRES

Essia avait déjà trois antécédents judiciaires. Deux d’entre elles ont été classées sans suite en 2016, à cause d’un «état mental déficient», l’une pour un «vol avec mise à feu de vêtement» et l’autre pour des violences, selon le procureur. En 2017, elle a été suspectée de «violences conjugales» avait été classée sans suite pour faute d’infraction suffisamment caractérisée.

LE DÉROULEMENT DES ÉVÉNEMENTS

Cet incendie a eu lieu la nuit du 4 à la matinée du 5 février au 17 Rue Erlanger, dans le XVIe arrondissement de Paris. Heureusement, plus de 200 hommes et femmes venant de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris se sont mobilisés sur les lieux afin de mobiliser les flammes. 

Il était 7 h du matin lorsque le feu a pu être maîtrisé, seulement le bilan après constat a été plus que bouleversant, surtout parce que l'origine du drame n'a pas été accidentelle. 

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