Ce député passe 6 heures à l'urgence et découvre la réalité de l'hôpital

Kalina Raoelina
02 juil. 2019
09:42
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Pour faire le constat de l’état des services d’urgence d’un hôpital, un député a décidé de se rendre à l’improviste dans un hôpital et enfin avoir une idée de la réalité sur terrain.

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Les hôpitaux de ne sont pas forcément toujours les endroits les plus hospitaliers pour tout le monde. Pour expérimenter le quotidien des malades dans les hôpitaux et plus précisément des services des urgences, Alain Brunel, député PCF s’est déplacé dans un établissement à Douai.

Il s’est donc rendu dans le service des urgences de l’hôpital sans faire savoir qui il était et que personne ne s’attendait à sa venue.

Le vendredi 28 juin, Il s’est donc fait passer pour une personne présentant des maux de ventre. Il est arrivé en pleine nuit et une de ses premières dures constatations a été le temps d’attente avant de recevoir une consultation.

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Après son arrivée, le député a pu noter que deux infirmières faisaient le triage de tous les patients dans le service. Une fois son tour venu, les procédures de bases ont-été effectuées notamment la prise de la tension et de la température ainsi que le passage sur un électrocardiogramme. 

Une fois ces étapes franchies, ont dit à Alain Brunel de patienter, son tour devrait arriver après 3h20 selon le nombre de patients et le triage qui a été effectué.

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Une annonce qui s’est finalement avéré plus longue que prévu, presque le double même :

"on m'a indiqué qu'il y avait 3h20 d'attente -hors urgences vitales- avant d'être ausculté par un médecin...j'ai finalement attendu six heures”,

a-t-il déclaré.

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Cette longue attente est selon lui ne viendrait pas du personnel médical, au contraire, il fait ce qu’il peut mais en sous-effectif :

“Le personnel fait tout ce qu'il peut, avec ce qu'il a (...) le personnel, toujours en mouvement, n'arrête jamais”

a-t-il déclaré. 

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Pour le député, cette situation qu’il juge “dramatique” est dû au “manque criant de moyens humains et matériels”

Quand on parle de santé et d'hôpitaux, le facteur temps est toujours important, voire vitale quand il s’agit d’urgences. Une femme est décédée à l'hôpital après avoir attendu pendant 7 heures dans la salle des urgences.

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