Sevran : les policiers révoltés après la demande de suspension de leur collègue

Largement diffusée sur les réseaux sociaux, une vidéo montrant un policier frapper violemment un individu à Sevran a provoqué l’indignation. Le Directeur de la Police nationale a refusé de suspendre le policier mis en cause.

Le 11 septembre 2019 vers 18h30, une unité de police a interpellé un individu pour outrage sur la voie publique selon le communiqué de la préfecture de police. L’interpellation ne se serait pas déroulé de la meilleure manière.

Un habitant des environs a diffusé une vidéo de l’interpellation qui a suscité l’indignation de nombreux internautes. Le fonctionnaire de police semble frapper violemment le suspect et lui donne des coups de poing à répétition. Un autre policier met un terme à l’affrontement en utilisant un pistolet de type Taser pour immobiliser l’individu.

Selon BFMTV, la préfecture de police de Paris avait ordonné la suspension de manière impérative du policier qui s’est livré à ce comportement dégradant. Une décision qui a provoqué la colère des syndicats de policiers.

Selon le secrétaire général délégué du syndicat Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, son collègue “n'aurait jamais dû être suspendu“. Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police Fo, s’insurge contre cette “dérive“ :

“Le Préfet a demandé la suspension d'un fonctionnaire de police sur la base d'une vidéo tronquée qui fait le buzz et non sur des éléments de droit, et avant même qu'il y ait eu enquête“.

Selon une information divulguée par BFMTV, le Directeur Général de la Police nationale a refusé la suspension du policier mis en cause. Au contraire, Eric Morvan a plutôt décidé de réintégrer le fonctionnaire de police. Le chef de la Police se serait appuyé sur une disposition légale qui stipule :

“Le préfet de police ne peut pas ordonner la suspension d'un fonctionnaire, mais uniquement la demander. Seul le ministre de l'Intérieur et le DGPN sont habilités à le faire“,

comme le confirme une source officielle de BFMTV.

L’inspection générale de la police nationale, qui a été saisie, n’a pas encore rendu ses conclusions. Cependant, des plaintes ont été déposées par les parties intéressées.

De son côté, l'inspection générale de la gendarmerie nationale avait ouvert une enquête administrative sur un gendarme après que celui-ci se soit moqué de la mort d'un jeune garçon. 

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