Mort de Naomi Musenga : La note envoyée a tous les opérateurs de SAMU

Après la médiatisation de l'affaire de Naomi Musenga de Strasbourg, le président de Samu-Urgences de France a adressé une note de « recadrage » aux SAMU de France.

Cinq mois après la mort de la jeune femme qui n’a pas été prise correctement en charge par une opératrice de SAMU, François Braun, président de Samu-Urgences de France a adressé une note aux SAMU de France.

OuestFrance nous révèle ce que dit ce courrier envoyé à l’ensemble des services d’urgence de l’hexagone ce mercredi 9 mai.

Ce courrier fait suite à l’affaire qui remonte au décembre dernier, et qui s’est beaucoup accélérée après sa médiatisation il y a quelques jours.

Le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, 22 ans, mère d'une fille de 17 mois, est décédée faute de ne pas avoir été pris en charge par les médecins à temps. 

Depuis que la bande sonore de son appel au Samu a été divulguée, l’affaire a encore pris plus de l’ampleur. Dans cette enregistrement on entend l'opératrice de SAMU de Strasbourg se moquer de la jeune femme qui assure être en train de mourir à causes des violentes douleurs abdominales et des saignements.

Et même si les cas d'une telle prise en charge des malades sont rarissimes, le président de Samu-Urgences de France a tenu a rappeller à ses collègues que la régulation médicale « est un acte nécessitant l’apport de soins dévoués et consciencieux […]. Tous les personnels participant à cette régulation des appels doivent faire preuve d’une parfaite rigueur dans la qualité de leurs échanges avec tous leurs interlocuteurs. »

Selon le site d'OuestFrance, son courrier liste ensuite six règles à respecter :

- se montrer constamment courtois, disponible et empathique ;

- faire preuve d’une écoute attentive des informations données ;

- ne pas mettre en doute a priori la pertinence de ces informations ;

- poser des questions claires et précises ;

- apporter des réponses claires et précises ;

- s’assurer de la compréhension de l’interlocuteur, au besoin en faisant reformuler les éléments de réponse.

François Braun demande aussi au personnel de l’ensemble des services d’urgence d’éviter absolument « toute familiarité, toute plaisanterie, tout propos agressif, péjoratif, méprisant ou injurieux ».