Les blessés des manifestations des Gilets jaunes semblent être victimes de "fichage"

Ce vendredi 19 avril, le ministère de la Santé et la Commission Nationale et de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a été saisi par le Conseil de l'Ordre des médecins concernant l'histoire de "fichage" dont les manifestants au mouvement des Gilets jaunes sont les victimes.  

Il est fort probable que les personnes ayant été blessées au cours des manifestations des Gilets jaunes soient victimes d'une affaire de "fichage" par les personnels des services d'urgences, à l'aide d'un système d'information nommé "SI-VIC".   

L'organisme déontologique a été signalé par les médecins responsables de l'information médicale ainsi que des services d'urgences suite à des questions sans réponses et classées secrets medicaux.

Beaucoup de médecins ont été bouleversés face à cette situation. Cependant, l'hebdomadaire le "Canard enchaîné" a effectué le comptage des personnes du mouvement des Gilets jaunes qui ont été blessées, dans les hôpitaux parisiens et surtout, dans le fichier "SI-VIC".

Ce système d'information a été mis en place afin de pouvoir effectuer un suivi sur les personnes qui ont été victimes des attentats de 2015.

Il servait surtout à rendre plus facile la reconnaissance des victimes de l'attentat mais aussi pour la gestion de leur situation exceptionnelle.

"C'est la délation qu'on nous demande de faire",

a dit le docteur Kierzek à France info, très révolté. Le professionnel qui a réagi pour la première fois sur cette affaire était l'urgentiste à Hôtel-Dieu.   

Afin de "consolider le nombre de victimes prises en charges", les autorités compétentes avouent avoir utiliser ce dispositif.

Cependant, elles nient complètement l'éventualité d'un usage abusé de ce système en argumentant que le ministère de l'intérieur n'a pas le droit d'y accéder sauf en cas de situation d'attentat.

Elles assurent aussi que ce système d'information ne comporte pas de données médicales.

Cela fait déjà des mois que le mouvement Gilets jaunes manifestent. Des manifestants du mouvement sont venus pacifiquement dans la ville d'Albert à la rencontre du président Emmanuel Macron, qui s'y rendait ce jour du 9 novembre 2018.

Les manifestants ont tout de suite été évacués de force par les forces de l'ordres.