Un gilet jaune condamné après avoir crié des propos violents aux policiers

Depuis maintenant six mois, le mouvement des Gilets Jaunes n'a pas fini de susciter l'attention du public. Presque chaque nouvelle manifestation apporte son lot d'histoires, d'images et de vidéos insolites.

Durant l'acte 23 des Gilets Jaunes, des manifestants sont arrivés sur la place de la République, à Paris. Parmi les personnes présentes figurait un homme au chômage de 49 ans.

L'homme en question est un cuisinier sans emploi depuis quelque temps. Durant la manifestation, l'homme a crié aux policiers sur les lieux :

"Suicidez-vous, suicidez-vous".  

Des paroles qui n'ont pas laissé les deux policiers indifférents. Ces derniers ont par la suite porté plainte contre la personne.

Des paroles considérées comme outrageuses par rapport à la situation actuelle. En effet, depuis le début de cette année 2019, pas moins de 28 policiers ont décidé de s'ôter la vie.

Un des facteurs qui a déclenché ces actes désespérés, selon l'accusé a été le cas d'une femme enceinte que la police avait bousculée.

Durant son jugement, l'accusé disait que ses paroles sont parties plus vite que ses pensées. Il a tenu à convaincre le juge qu'il n'était pas un "délinquant".

Durant son jugement, l'homme en question évoque même le fait d'avoir aidé des policiers pour qu'ils ne se fassent pas taper dessus. Il les aurait conseillé de partir durant une manifestation.

L'avocat de l'accusé, Ingrid Theillaumas, a déclaré que son client

"a perdu son sang-froid pendant quelques minutes"

et qu'elle a plaidé pour qu'il ne paye pas pour tout le monde.

De l'autre côté, l'avocate des victimes a mis l'accent sur la gravité des paroles outrageuses de l'accusé.

"C'est le paroxysme de la haine, c'est d'une violence inouïe",

a déclaré Oriane Camus.

L'homme en question a été jugé par le tribunal de Paris ce 30 avril 2019. Dix jours après les faits, le manifestant est condamné à huits mois d'emprisonnement avec sursis.

En plus de la prison, cet ancien cuisinier va devoir accomplir 180 heures de travail d'intérêt général et par la suite devra faire en sorte de retrouver un travail.

Enfin, l'accusé devra indemniser les deux policiers victimes de ses paroles en les versant un montant de 500 euros individuellement.

Le mouvement Gilet Jaune attend toujours des réactions de la part du gouvernement. Emmanuel Macron raconte qu'il "entend la colère" des gilets jaunes mais qu'il a un avertissement à leur adresser.