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Adriana Karembeu I Source : https://www.youtube.com/watch?v=iP2Sl_PBd1U&list=PL_3P3xgnwTL1ew15AmUTiWCtfhnCw6ovS&index=8
Adriana Karembeu I Source : https://www.youtube.com/watch?v=iP2Sl_PBd1U&list=PL_3P3xgnwTL1ew15AmUTiWCtfhnCw6ovS&index=8

« L’amour est le sujet le plus sérieux » : Adriana Karembeu dévoile les coulisses de son livre

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24 mars 2026
15:41

Invitée de l’émission Le Buzz TV, Adriana Karembeu s’est livrée avec une rare sincérité à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, Je t’aime parce que je t’aime, publié aux éditions Le Duc. Un livre introspectif dans lequel elle explore les multiples visages de l’amour, en mêlant confidences personnelles, témoignages et éclairages scientifiques.

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D’emblée, le ton est donné : loin d’un simple récit autobiographique, ce projet s’apparente à une véritable enquête existentielle. « Je voulais mener cette enquête parce que je pense que ce sujet, c’est le sujet le plus sérieux au monde », confie-t-elle. Face à une société obsédée par la réussite, la performance et l’argent, l’amour lui semble relégué au second plan. « On n’en parle pas assez d’une manière profonde », regrette-t-elle.

Capture d'écran d'Adriana Karembeu lors de son passage sur le plateau de Le Buzz TV I Source : https://www.youtube.com/watch?v=iP2Sl_PBd1U&list=PL_3P3xgnwTL1ew15AmUTiWCtfhnCw6ovS&index=8

Capture d'écran d'Adriana Karembeu lors de son passage sur le plateau de Le Buzz TV I Source : https://www.youtube.com/watch?v=iP2Sl_PBd1U&list=PL_3P3xgnwTL1ew15AmUTiWCtfhnCw6ovS&index=8

À 54 ans, certains pourraient y voir une forme d’aboutissement, une maturité propice aux bilans. Mais Adriana Karembeu balaie cette idée d’un revers de main : « Ce n’est pas une question d’expérience. J’avais envie de comprendre personnellement, je voulais tout savoir sur l’amour. » Une quête presque scientifique, nourrie par des échanges avec des psychologues, médecins et biologistes, mais aussi par des récits de femmes et d’hommes anonymes. « Ça donne une perspective assez intéressante », souligne-t-elle.

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Au fil des pages, une dimension plus intime se dessine. Le livre est dédié à sa fille Nina, mais aussi « à tous ceux que vous aimez avant de vous apprendre à vous aimer vous-même ». Une phrase qui résonne comme un aveu. « Ah oui, sur le très tard », reconnaît-elle lorsqu’on lui demande si elle s’est aimée tardivement. Sans jamais sombrer dans l’auto-apitoiement, elle évoque un long cheminement intérieur : « Je pense que je n’ai pas respecté vraiment mon espace, mon petit territoire… et aussi parce que j’étais peut-être marquée par mon passé. »

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Ce passé, justement, constitue l’un des piliers de son ouvrage. Adriana Karembeu y revient sur ce qu’elle appelle « l’amour fondateur », celui de l’enfance, à la fois lumineux et douloureux. « C’était ma première rencontre avec l’amour, positive et négative à la fois », explique-t-elle. Une dualité qui a façonné sa vision des relations et nourri une quête presque permanente. « Quand je l’ai écrit, j’ai réfléchi à chaque passage, à chaque rencontre… aujourd’hui, je comprends mieux ce que je veux et surtout ce que je ne veux pas. »

Parmi les thèmes abordés, celui de l’amour toxique occupe une place centrale. Un sujet qui, selon elle, touche de nombreuses femmes. « La chose la plus dure, c’est de le reconnaître », insiste-t-elle. Elle décrit avec lucidité ce moment insidieux où l’on commence à s’effacer : « On s’adapte trop pour ne pas froisser, on dit oui à tout… et d’un coup, on réalise qu’on n’existe plus. » Une expérience qu’elle dit avoir elle-même traversée. « Je ne me reconnaissais plus, ce n’était plus moi… je ne veux plus jamais ça. »

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Cette prise de conscience s’accompagne d’une affirmation nouvelle. « Je me rends compte que je n’ai qu’une vie et j’aimerais bien la vivre de la manière que je veux », affirme-t-elle. Loin d’y voir de l’égoïsme, elle revendique un droit fondamental : « C’est juste se défendre, exister. »

Mais c’est sans doute l’évocation de son enfance qui constitue le passage le plus poignant. Née à Brezno, en Slovaquie, elle grandit dans un environnement marqué par une certaine dureté, notamment de la part de son père. « J’ai essayé de comprendre pourquoi il ne m’aimait pas… mais je n’ai jamais eu de réponse », confie-t-elle avec une émotion contenue. Une blessure profonde qui a laissé des traces durables : « Toute ma vie s’est déroulée avec cette blessure-là. »

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Elle raconte également un épisode particulièrement marquant : celui où, enfant, elle et sa sœur ont été contraintes de choisir entre leurs parents lors d’une séparation. « C’était une telle violence de mettre des problèmes de couple sur des enfants », déplore-t-elle. Une expérience qui a influencé son rapport à elle-même et aux autres. « Je pensais qu’il fallait être parfaite pour être aimée. J’ai appliqué cette règle pendant des années. »

Avec le recul, elle déconstruit cette croyance. S’inspirant notamment du travail de Christophe André, elle cite une idée qui l’a profondément marquée : « Il faut arrêter de s’observer et vivre. On n’a pas besoin d’être parfait, il suffit d’être une belle personne. »

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La question de la maternité s’inscrit également dans cette réflexion. Adriana Karembeu reconnaît que son histoire familiale a influencé son désir d’enfant, survenu tardivement. « Il y a toujours cette possibilité de reproduire ce qu’on a vécu… j’avais très peur », admet-elle.

Enfin, l’ouvrage s’achève sur une note plus apaisée, avec ce qu’elle appelle « l’amour apaisé ». Une forme de relation plus sereine, qu’elle évoque en filigrane à travers son histoire récente, notamment avec Marc Lavoine, sans jamais le nommer explicitement. Face aux critiques suscitées par leurs démonstrations d’affection, elle assume pleinement : « Je m’en fiche. Je ne comprends pas pourquoi ça dérange de voir des gens heureux. »

Marc Lavoine et Adriana Karembeu assistent au « Concerto Pour La Paix » - Concert d'Omar Harfouch au Théâtre des Champs-Élysées, le 18 septembre 2024 à Paris, France I Source : Getty Images

Marc Lavoine et Adriana Karembeu assistent au « Concerto Pour La Paix » - Concert d'Omar Harfouch au Théâtre des Champs-Élysées, le 18 septembre 2024 à Paris, France I Source : Getty Images

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Et de conclure avec une profession de foi simple mais puissante : « Je préfère rester sincère plutôt que de faire semblant. » Un credo qui résume à lui seul l’esprit de ce livre : une quête d’authenticité, où l’amour, dans toutes ses formes, devient un chemin vers soi.

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