Des enfants pakistanais infectés par le VIH à cause d'un médecin

La situation est de plus en plus alarmante en Asie du Sud. Le Pakistan est en proie au VIH.

Jamais le taux de séropositifs n'a atteint un tel pic dans cette région du monde. Apparemment, plus de 500 personnes seraient actuellement porteur du VIH. Qu'il s'agisse d'adultes ou d'enfants, personne n' a été épargnée.

 Toute cette panique et cette triste situation à Larkana serait le fait d'un homme.

Selon les informations recueillies par l'Agence Presse France, c'est le docteur Muzaffar Ghangro, un pédiatre pakistanais, qui serait responsable cette l’épidémie. L'individu en question aurait utilisé des seringues contaminées.  

La tension est à son comble. Les parents sont partagés entre désarroi, peur et colère. Face à la situation, ils sont des dizaines à venir chaque jour dans une clinique de fortune pour dépister leurs enfants.

Selon les Nations Unies, le pays affiche actuellement le deuxième taux de croissance du VIH qui connaît la plus forte croissance en Asie.

"Je maudis [le médecin] qui a causé l'infection de tous ces enfants"

Le médecin accusé d’avoir infecté toutes ses personnes serait en détention depuis le début de l’éclosion, fin avril. Le plus choquant est que, selon Independent, ce même docteur, vit lui-même avec le VIH. Une information totalement réfutée par le principal concerné.

Face à la situation, plusieurs organisations luttant contre le VIH ont rejoint les équipes locales pour tenter de contenir et enquêter sur l'épidémie.

Toutefois, les autorités n'excluent pas non plus la possibilité que l'épidémie soit le résultat d'une négligence flagrante et généralisée dû à des pratiques médicales douteuses. Les chiffres annoncés par UNAids sont, en effet, alarmants.

Apparemment, environ 600 000 médecins non qualifiés opèrent illégalement au Pakistan, dont 270 000 dans la province de Sindh , où se trouve Larkana.

La situation est plus qu'un mauvais rêve. Sur les 500 personnes séropositives, 410 sont des enfants, a déclaré le Dr Memon au journal pakistanais Dawn.

Le Dr Maria Elena G Filio Borromeo, directrice de pays d'UNAids pour le Pakistan et l'Afghanistan , s'est rendue à Larkana pour évaluer la riposte à cette flambée.

"L'ONU est prête à faire venir des experts de l'étranger et à introduire les meilleures pratiques ... mais les autorités locales [doivent] préparer des stratégies à moyen et à long terme pour prévenir de telles épidémies à l'avenir",

a-t-elle déclaré.

En attendant, pour d'autres, leurs pires craintes sont déjà devenues une réalité. Cette petite aiguille a à tout jamais bousculé leur vie.

C'est le cas de Jérémy, un jeune homme de 34 ans, qui subit des discriminations en raison de sa maladie.

Selon toute vraisemblance, on ne meurt plus de cette maladie en France, et les personnes porteuses ne peuvent plus transmettre le virus si elle prennent correctement leur traitement.

Malheureusement, le simple fait d'être un porteur change la façon dont le monde nous voit.