Le dernier jour de sa vie : Comment Agnès Varda passa la veille de sa mort

Agnès Varda est morte dans la nuit de jeudi à vendredi 29 mars. Un coup d'œil sur comment elle a passé sa dernière journée tandis qu'elle vivait encore.

Ce vendredi 29 mars, la famille d'Agnès Varda est tombée dans le deuil. En effet, elle vient de communiquer l'annonce de son décès à l'AFP, à l'âge de 90 ans. Elle a vu le jour en Belgique (à Ixelles) en 1928, de parents franco-grecs. Après s'être installée avec sa famille à Sète en 1940, elle ira ensuite à Paris afin de poursuivre ses études à l’École du Louvre.

En 1949, elle décroche le poste de photographe du Théâtre national populaire (TNP) et du Festival d’Avignon, tous deux des sous la gérance de celui qui les avait créés, Jean Vilar, un autre sétois. Plus tard, elle s’engagera aussi avec les féministes et signera en 1971 le manifeste des 343, qui défendait le droit à l’avortement.

Et, celle qui a reçu César d’honneur en 2001, une Palme d’honneur au Festival de Cannes en 2015 et un autre Oscar d’honneur saluant la richesse et la diversité de sa carrière à travers Angelina Jolie en 2017, présentait hier, jeudi 28 mars, ses œuvres, "Trois pièces sur cour" à Chaumont-sur-Loire tandis qu'elle célébrait le fait que l'art soit enfin intégré à la nature, comme elle l'a expliqué à l'AFP.

Dans une première exposition de photographies intitulée "à deux mains", elle fait un montage avec les mains de couples devant sa caméra. Elle précisait le fait que c'est la toile cirée de sa table de cuisine qui a constitué le fond des photos qui ont été prises.

"Pendant trois mois, mes amis sont venus poser gentiment les uns après les autres. C'était à chaque fois un moment de plaisir calme et doux. Osons être sentimentaux",

continue la nonagénaire.

Une guirlande de toutes petites patates en forme de cœur encadre chaque photo à côté de laquelle se trouve un arbre de Nini, dans un espace carré.

"Je préfère les arbres seuls aux forêts. Ce que je crée n'est pas conceptuel. C'est graphique, sculptural, en partant d'une réalité simple, en mélangeant toujours du vrai et du faux. Créer ce n'est pas seulement rêvasser. On part d'une petite rêverie et ça devient une œuvre. Au fond, c'est la définition de l'art contemporain",

avouait-elle.

Quant à la description de qui elle est par rapport à son art, elle préférait utiliser l'expression américaine visual artist à la place du qualificatif plasticienne car ce dernier terme lui fait penser qu'elle vend du plastique. Ensuite, elle a parlé de la troisième œuvre de son exposition qui est intitulé La Serre du bonheur. Cette œuvre est une réalisation pour la galerie Nathalie Obadia à Paris en mai 2018, et elle présente une cabane en forme de serre où poussent des tournesols.

Une réalisation qui a été rendue possible en grande partie grâce à la copie entière du film qu'elle a réalisée en 1964, Le Bonheur et qui offrent aux visiteurs la possibilité d'entrer et voir de plus près les images qui défilent a vingt-quatre image a la seconde.

Agnès Varda est morte aujourd'hui à l'âge de 90 ans entourée de sa famille. Sa vie aura été marquée par une carrière qui a été distinguée par les genres très variés où elle a travaillé et surtout pour le fait qu'elle a presque tout essayé dans le cinéma dans une entière indépendance, durant son existence.