L'histoire tragique de la mort de la petite Mila près de Perpignan : frappée, humiliée, privée d'eau

C'est un dossier difficile qui s'est ouvert depuis le vendredi 12 février 2021 devant la cour d'assises des Pyrénées-Orientales. Celui de l'horrible meurtre d'une petite fille de deux ans.

Elle s'appelait Mila et a perdu la vie en 2016 au cours d'un terrible incident survenu à Trouillas tout près de Perpignan. Alors qu'elle était à la charge de sa belle-mère, la petite fille qui subissait déjà des sévices depuis de longues semaines a été battue à mort.

UNE MORT ABSOLUMENT HORRIBLE

Alors qu'elle n'avait que deux ans et qu'elle avait tout l'avenir devant elle, cette fille est décédée  au bloc opératoire du centre hospitalier de Perpignan après être tombée dans le coma suite à un puissant traumatisme crânien. 

Depuis maintenant plusieurs jours, sa belle-mère est entendue par la cour d'assise des Pyrénées-Orientales en tant que principale suspecte dans cette terrible affaire. Accusée de "violences répétées ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner", elle a crié haut et fort son innocence depuis plus de cinq ans.

D'après celle qui avait obtenu la garde de la petite Mila après que son compagnon ait été incarcéré niait toutes les accusations dont elle faisait l'objet, répétant à qui voulait l'entendre que la jeune fille s'était blessée en glissant dans la douche. 

DE TERRIBLES RÉVÉLATIONS

Cette version des faits a cependant été mise en pièces par les révélations des agents des services sociaux, d'une voisine mais aussi du médecin-légiste ayant eu la tâche difficile de procéder à l'autopsie de la petite Mila.

D'après son témoignage, la jeune fille a perdu la vie suite à un œdème cérébral et une énorme hémorragie interne qui avaient été causés par de violentes secousses "d'avant en arrière" aussi connues sous le nom du "syndrome du bébé secoué".  Comme si cela n'était pas suffisant, l'expert a ajouté que le corps de Mila portait des traces de coups absolument partout, plus de cinquante ecchymoses réparties sur tout son corps et datant de moins de 48 heures avant sa mort.

Les signes d'une brutalité sans nom et des sévices que subissaient la jeune fille aux mains de sa belle-mère comme le rapporte une voisine, l'une des rares personnes ayant pu entrer dans l'appartement où Mila vivait. 

Elle parle des punitions et des insultes répétées subies par la petite qui passait la plupart de son temps dans son lit auquel elle était sans aucun doute enchaînée si l'on se fie à une marque d'usure retrouvée sur l'une de ses deux chevilles. Vivant comme une véritable prisonnière, elle n'avait d'ailleurs presque jamais le droit de boire d'après le récit épouvantable de cette voisine.

Ayant la garde de quatre autres enfants en plus de Mila, sa belle-mère avait déjà été signalée à quatorze reprise aux services sociaux et était souvent passé devant la justice qui avait demandé la mise en place de mesures d'assistance éducative. 

Malheureusement, elle avait toujours fait en sorte d'esquiver les agents des services sociaux et avait toujours refusé de leur ouvrir sa porte ce qui ne leur avait pas permis d'agir pour aider la jeune fille et éviter le terrible drame qui s'est produit quelques temps plus tard.

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